La Collégiale des Fédérations et Syndicats de Réflexologie

La Collégiale des Fédérations et Syndicats de Réflexologie

Une construction collective au service de la profession de Réflexologue.

Une naissance issue d’une volonté commune

La Collégiale des Fédérations et Syndicats de Réflexologie est née en 2022, à l’initiative individuelle d’Elisabeth Breton et Éric Gimbert, dans un contexte où la profession de réflexologue ressentait plus que jamais le besoin de se structurer, de s’unir et de parler d’une seule voix, sans voir son action freiner par des intérêts particuliers. Cette volonté d’œuvrer avec celles et ceux qui souhaitent faire « avancer » notre métier s’est avérée payante. Certains ont agi momentanément, d’autres continuent à le faire avec enthousiasme, pendant que d’autres encore ont rejoint ce collectif.

Conçue comme une structure indépendante, la Collégiale a pour mission de fédérer les acteurs de la réflexologie ainsi que les organisations dont l’activité principale est l’exercice professionnel de la réflexologie. Elle rassemble aujourd’hui 3 organisations (ARRNCP, FFR et SPR), toutes engagées dans une même dynamique : défendre, structurer et faire reconnaître le métier de réflexologue.

Dès son origine, la Collégiale s’est voulue un espace de coopération plutôt qu’un lieu de clivage. Elle dépasse les différences de sensibilités, d’approches ou d’histoires pour se concentrer sur l’essentiel : les objectifs communs à atteindre pour l’avenir de la profession.

Une mission centrale : structurer et crédibiliser le métier

L’un des premiers grands chantiers portés par la Collégiale a été l’élaboration du Référentiel Métier du Réflexologue. Ce document fondamental a été conçu par les membres de la Collégiale et porté par Elisabeth Breton et Nathalie Thouly pour être présenter et discuter avec les différentes organisations représentatives de notre métier, ARRNCP, FFPER, FFR et SPR. Le travail, d’information, de relecture et de validation assuré par Elisabeth Breton, Elise Manzoni et Barbara Vigan, auprès de leurs organisations et auprès des centres de formations adhérents, a posé un cadre clair, cohérent et exigeant sur :

  • les compétences attendues,
  • les pratiques professionnelles,
  • l’éthique et la posture du réflexologue,
  • et les contours du métier lui-même.

Ce travail de fond a naturellement conduit à une ambition plus large : faire reconnaître ce cadre au niveau institutionnel.

Une réalisation majeure : la norme AFNOR

La publication de la norme AFNOR constitue sans aucun doute l’une des plus grandes réalisations de la Collégiale à ce jour. Elle est le fruit d’un travail collectif sans précédent dans le domaine de la réflexologie.

Pendant près de deux ans, quatre fédérations et syndicats (ARRNCP, FFPER, FFR et SPR), unis au sein de la Collégiale, ont porté ensemble cette demande auprès de l’AFNOR et ont œuvré à l’élaboration d’un cadre respectueux, réaliste et ambitieux pour la profession.

Ce travail ne s’est pas limité aux seules organisations professionnelles : près de 20 centres de formation ont rejoint la commission de travail. Réunion après réunion, tous ont su collaborer dans un esprit de respect, d’écoute et de vision commune, démontrant que la profession est capable de se rassembler pour construire son avenir.

Cette norme marque une étape structurante : elle renforce la lisibilité, la crédibilité et la reconnaissance du métier de réflexologue, tant auprès du public que des institutions.

Une dynamique collaborative et évolutive

Depuis sa création, la Collégiale s’est construite dans un fonctionnement souple, pragmatique et collaboratif. Le travail s’est fait avec différents partenaires, qui ont évolué au fil du temps en fonction :

  • des objectifs à atteindre,
  • des compétences nécessaires,
  • et des étapes clés pour consolider la visibilité et le professionnalisme du métier.

Cette capacité d’adaptation fait partie de l’ADN de la Collégiale. Elle ne cherche pas à imposer une structure rigide, mais à mobiliser les ressources et les structures volontaires dès lors qu’elles servent l’intérêt général de la profession.

Une philosophie : dépasser les clivages pour servir l’intérêt commun

La Collégiale s’est imposée comme un espace rare dans le paysage professionnel : un lieu où l’on dépasse les divergences secondaires pour se concentrer sur ce qui unit.

Son fonctionnement repose sur une conviction simple mais exigeante : l’avenir du métier de réflexologue se construira collectivement, ou ne se construira pas.

Cette posture a permis d’obtenir des avancées concrètes, là où des démarches isolées auraient échoué ou seraient restées sans portée.

Une évolution possible : mais pas d’urgence

Aujourd’hui, après plusieurs années d’existence et des résultats structurants pour la profession, nous pouvons dire que le cadre informel de la Collégiale s’est montré probant et efficace. Chaque organisation s’est sentie libre de contribuer à un projet ou de s’en retirer, sans que cela n’ait d’incidence sur l’action et les objectifs de la Collégiale. Ce cadre informel qui pourrait sembler précaire s’est avéré une force qui unit les acteurs volontaires et impliqués avec une grande liberté d’action.

Une évolution vers un cadre plus formel n’est pas à exclure, elle marquerait une continuité naturelle. Or, l’enjeu, nécessairement détaché d’intérêts corporatistes, est clair : la protection et la défense du métier de réflexologue. Pour l’atteindre, le cadre actuel est le bon, il lève tous les feins et favorise efficacement la recherche de consensus.

Une construction pour l’avenir

La Collégiale des Fédérations et Syndicats de Réflexologie n’est pas une fin en soi. Elle est un outil au service d’une profession, un espace de convergence, un levier de reconnaissance et de structuration.

Son histoire démontre qu’en mettant en commun les énergies, les compétences et les volontés, l’activité professionnelle de réflexologue est capable de franchir des étapes décisives pour son avenir.

Et ce mouvement, désormais, ne fait que commencer.



Livret « La Collégiale en 6 points clés »